HISTOIRE DU CENTRE D’ENTRAINEMENT DE DEAUVILLE

1859 à 1864

En 1859 : Un premier meeting improvisé ont lieu sur les plages de Trouville.

En 1860 : L’implantation d’un hippodrome à Deauville est envisagée dès l’élaboration du plan d’urbanisme.

En 1864 : Naissance de l’hippodrome de Deauville-La Touques (avant même l’Eglise) grâce au Duc de Morny. Son inauguration par le Duc de Morny, fondateur de Deauville et véritable homme de cheval, a eu lieu en présence d’une foule considérable et d’un parterre de personnalités politiques et mondaines.

14-15 août 1864 : L’hippodrome de La Touques accueil ses deux premières réunions (6 courses).

L’hippodrome s’étend alors sur 70 hectares, provenant d’anciens marais asséchés. Un terrain à été ensemencé de gazon et deux pistes ont été tracées. Les balances  destinées au pesage des jockeys avant et après les courses se  trouvaient dans une agréable chaumière normande appelée « Pavillon  des balances ».

1865 à 1871

1865 : Création de la société de course de Deauville et création du prix Morny. Diversification des activités équestres autour de l’hippodrome.

1866 : Peu à peu, le meeting s’étoffe, avec la création de la Coupe de Deauville dotée de 20000F et d’un objet d’art de 10000F.

En 1871 : Création du Grand Prix de Deauville.

1880 à 1887

L’hippodrome de Deauville-La Touques sera l’objet de remaniements successifs de la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours.

1880 : Construction du pavillons des balances, inspiré des constructions vernaculaires du Pays d’Auge de la seconde moitié du XVIIIe siècle, par l’architecte trouvillais Delarue.
Premier jeu de polo sur la partie centrale de la piste

1887 : Première ventes de chevaux pur-sang à Deauville.

1913 à 1921

Juste avant la Première Guerre mondiale, grâce au Comte Jacques Le Marois, figure importante des courses à Deauville – président  et commissionnaire de la Société des Courses de Deauville, président du Cercle de 1911 à 1921 et membre du Comité de la Société  d’Encouragement pour l’amélioration de la race chevaline – divers  aménagements sont réalisés :

– la longue ligne droite de 1 600 mètres est  construite,
– les tribunes sont remplacées en 1913 par de nouvelles  proches du modèle de celles de Longchamp,
– l’enceinte du pesage est  agrandie, une nouvelle avenue relie le pesage au boulevard Mauger,
– un parc de stationnement est créé pour les voitures,
– un nouveau paddock,  dessiné par l’architecte paysagiste Thouret, est installé.
– Création du Prix Jacques le Marois, ancien président de la société de course de Deauville.
– Suppression des courses d’obstacles, il n’y aura plus que des réunions de plat.

En 1913 il est prolongé au sud par un corps de bâtiment de même style. L’aménagement de l’enceinte des balances et du paddock est l’oeuvre d’Eugène Thouret. Cet architecte paysagiste est également l’auteur des jardins de l’établissement hippique de Carrières-sous-Poissy (Yvelines), possédé par le riche américain William-Kissam Vanderbilt, propriétaire de la villa La Chaumière à Deauville.

Les tribunes du Second Empire sont reconstruites en 1919 à l’initiative du comte Jacques Le Marois, président de la Société d’Encouragement : les architectes Louis Lefranc et Alfred Pigny substituent aux simples gradins, protégés par un large auvent, un édifice monumental en béton armé partiellement orné d’un parement de brique, pouvant accueillir 2000 spectateurs. Son caractère massif est atténué par une profusion d’éléments en saillie (bow-windows, péristyle, auvent).

En 1921 la Société d’Encouragement acquiert des terrains situés au sud de l’hippodrome pour y installer des écuries. Celles-ci sont réalisées par Charles Adda, qui les complète par un ensemble de quatre villas. Deux d’entre elles, Le Thym et Botton-of-the-Hill, de plan massé, s’élèvent sur quatre niveaux. Les deux autres, Les Polos et Punta-Gorda, avec boxes au rez-de-chaussée et chambres à l’étage, sont destinées à loger les chevaux et leurs propriétaires lors des courses.

1982 à 1995

En 1982 : Création du centre d’entrainement permanent qui accueille des chevaux toute l’année.

En 1991 : des courses supplémentaires sont créées en octobre.

En 1994 : France  Galop, qui rencontre des difficultés économiques, décide de fermer un  des ses hippodromes : Evry, Maisons-Laffitte, Chantilly et Deauville sont  menacés.
Deauville entreprend alors grâce à la mobilisation des  collectivités locales une « cure de jouvence » de son hippodrome et le modernise avec de nouvelles tribunes et un restaurant panoramique.  Deauville est sauvé.

En 1995 : le site est entièrement réhabilité, notamment les tribunes et le rond de présentation dont l’aménagement a été modifié.

2003 à 2007

En 2003, afin d’initier un programme de courses de galop également en saison hivernale, la Municipalité, le Conseil Général, le Conseil Régional, la Société des Courses du Pays d’Auge et France Galop s’associent pour la  construction d’une nouvelle piste, 2 000 m de circonférence, en sable fibré huilé (le viscoride), dite « tous temps ». Cette piste permettant de soulager la piste en herbe. Ainsi, pendant l’hiver 2003-2004, le premier meeting d’hiver voit le jour.

En 2007 : les premières courses sont organisées en matinée. L’hippodrome de la Touques devient alors l’hippodrome français qui accueille le plus de courses de galop plates en France. Il accueille des courses hippiques de plat, réparties principalement en trois meetings : un meeting d’été en juillet et en août, un mini-meeting d’automne de 3 jours autour des Equiday’s et un meeting d’hiver en décembre, janvier et mars.

2013 à nos jours

En 2013 : Dévoilement d’une plaque d’hommage à GOLDIKOVA, la jument au 17 victoires.

En 2014 : Rénovation de la Piste en Sable Fibré.

Aujourd’hui, le meeting d’août est toujours le plus prestigieux, notamment au moment des célèbres ventes de yearlings à l’établissement Elie de Brignac. Les principales épreuves sont :
le prix Rothschild (ex-prix d’Astarté) pour les femelles de 3 ans et au-dessus sur 1 600 m, le premier dimanche d’août.
le prix Maurice de Gheest, sprint sur 1300 mètres le second dimanche.
le prix Jacques Le Marois, épreuve la plus dotée de l’année sur cet hippodrome, sur 1 600 m courue le troisième dimanche.
le prix Morny, pour les poulains de 2 ans, le quatrième dimanche.
le prix Jean Romanet, réservé aux femelles et disputé le même jour sur 2 000 m, devenu depuis 2009, la 5ème épreuve de Groupe 1 (courses d’élite) courue sur cet hippodrome.

D’autres courses d’importance se disputent pendant cette période comme le prix de Pomone sur 2 500 m, le prix Guillaume d’Ornano sur 2 000 m, le prix Kergorlay sur 3 200 m ou encore le Grand prix, sur 2 500 m, qui clôture traditionnellement la saison estivale le dernier dimanche d’août.

Quelques chiffres clés :

2000 : le nombre de chevaux qui prennent le départ d’une course pendant le Meeting de Deauville Lucien Barrière à Deauville-La-Touques,
600 : le nombre de chevaux entraînés sur l’hippodrome de Deauville la Touques en août
300 : le nombre de chevaux à l’entraînement toute l’année à Deauville
Plus de 20 : Le nombre de nationalités représentées en août, au Meeting de Deauville Lucien Barrière
80000 : le nombre de spectateurs lors du dernier meeting d’août en 2014.
148 : nombre de courses en août, 380 sur un an
18 : nombre de journées de courses
Superficie de l’hippodrome et de son centre d’entrainement : 75 hectares dont 20 de pistes
3 pistes : 1 en gazon, 1 ronde intérieure d’une longueur de 2 200 m et une droite d’une longueur de 1 600 m
25 personnes à l’année et 44 saisonniers pendant le meeting d’août.
7,5 millions d’euros d’allocations distribuées pendant le Meeting de Deauville Lucien Barrière.